Les Poligny,
une dynastie du Saint Empire Romain Germanique
       Les titres figurent dans la charte de l'Abbaye de Rosière et obéissent aux règles de transmission coutumière du Comté de Bourgogne et à l'article III du placard de 1616 des archiducs de Habsbourg.
Ces règles indiquent qu'en l'absence d'enfant mâle, les titres et le nom sont transmis par la fille aînée exclusivement.
C'est ainsi, qu'à l'instar des Maisons d'Orange, de Bagration, et des Habsbourg-Lorraine, la Maison de Poligny a pû éviter son extinction.
Ce fût le cas par deux fois; grâce à Agnès, fille aînée de Jean-Baptiste de Poligny puis grâce à Zoé fille aînée de Louis Gustave Quentin de Poligny (fils d'Agnès de Poligny). Après s'être nommée donc Quentin de Poligny puis Reumont de Poligny, la Maison de Poligny se nomme depuis la décision du Conseil d'Etat du 17 juillet 1960 : Reumont dit " de Poligny".
Les Reumont dit "de Poligny" portent les titres de comtes de Poligny, de marquis d'Augéa et de marquis d'Evans.
Le titre de "comte pour lui même et ses descendants" fut confirmé à Jean-Claude de Poligny en 1775 .
Les titres de marquis semblent être très tardifs, probablement acquis grâce au roi Louis-Philippe dont Jean Quentin de Poligny, le mari de Caroline Agnès de Poligny, sauva la vie pendant la révolution alors qu'il n’était encore que duc d'Orléans. Ces titres se sont appliqués aux terres d'Evans et d'Augéa dont il était seigneur en droit mais sans ne plus y posséder de terres.
De faux homonymes
usurpations au fil des âges...
Pourquoi ?
Le Comte Charles-Claude de Poligny est mort en 1776.
Son fils unique légitimé, le Comte Jean-Baptiste de Poligny renonce à l'héritage patrimonial (Château d'Evans et terres) et  touche en contrepartie des rentes viagères de ses demi-sœurs.  Jean-Baptiste est un homme profondément désintéressé, choisissant dans un premier temps de se consacrer à Dieu puis à une carrière militaire. Sa fonction d'officier dans les colonies puis de commissaire des guerres l'éloigne ainsi que sa descendance des terres ancestrales . Plus d'un voulurent alors profiter du vide créé par son départ pour s'attribuer le nom de Poligny et / ou le titre de comte de Poligny.
En voici quelques exemples:
Qui ?
Quirot de Poligny
Un certain Nicolas Quirot (1753-1809), devenu propriétaire à Poligny avant la révolution a connaissance du départ définitif du Comte Jean-Baptiste de Poligny.
Il a alors l'idée de se faire appeler Quirot de Poligny pour se différencier de son père Nicolas (également) Quirot, dit "de Senoncey".
Conseiller au parlement de Bourgogne, il est incarcéré sous la Révolution sous le nom de "Depoligny".
Ce "de Poligny" joint au patronyme correspond donc au nom de cette terre que Nicolas Quirot posséde par acquisition … et non pas par alliance avec des Poligny.
Hugon de Poligny
Marie - Joseph Hugon d'Augicourt (1796-1866) est le fils de Marie-Jeanne Xavière de Poligny, une demi-sœur de Jean-Baptiste de Poligny.  Marie - Joseph Hugon d' Augicourt essaye de récupérer le nom et le titre de Comte de Poligny à l'insu du Comte Louis-Gustave Quentin de Poligny petit-fils du Comte Jean Baptiste de Poligny.
Il veut faire valoir de supposés droits en cachant l’existence de son oncle Jean-Baptiste dans l'arbre généalogique qu'il remet au tribunal civil de Besançon .
Le jugement du 10 janvier 1865 déclare finalement que Marie - Joseph Hugon d' Augicourt "a pris indûment le nom de Poligny et le titre de Comte de Poligny et en ordonne la radiation dans tous les actes et tout autre acte authentique".
Une énième usurpation énigmatique
de Poligny (de Vatteville)
C'est à la lecture du livre édité une première fois en 1749 sous le titre de "Les victimes de l'amour ou Mémoires de M. de Poligny" à partir d'un manuscrit retrouvé dans un château que nous découvrons la plus originale des usurpations.
Elle est antérieure à toutes les autres.
Ce Monsieur de Poligny dont on ignore le prénom est un enfant né hors mariage du Marquis de Vatteville et de Mademoiselle de Tenelon.
Mademoiselle de Tenelon accouchée par un médecin parisien, M. de Valancé, à qui elle confie son enfant, lui demande de le nommer "de Poligny" pour une raison qui reste à ce jour inconnue.
Ce faux M. de Poligny en est si malheureux qu'il commence son manuscrit en ces quelques mots: "... ma naissance fût du nombre de celles qu'on ose avouer sans rougir... On me cacha avec soin les parents qui m'avaient fait naître" (p.3).
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